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mardi 25 novembre 2014

Violences faites aux femmes : chiffres, vérités


VIOLENCES Une étude publiée ce mardi dresse un état des lieux chiffré des violences faites aux femmes en France…

VIDEO. Les violences faites aux femmes en cinq chiffres chocs


Le 3919 est une plateforme téléphonique gratuite et anonyme d'écoute et d'aide aux femmes victimes de violences.
Le 3919 est une plateforme téléphonique gratuite et anonyme d’écoute et d’aide aux femmes victimes de violences. – F.DURAND/SIPA

Anissa Boumediene

    • Créé le 25.11.2014 à 07:13
    • Mis à jour le 25.11.2014 à 07:13

«Combattre toutes les violences faites aux femmes, des plus visibles aux plus insidieuses». Tel est l’objectif de l’étude publiée ce mardi au nom de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité du Conseil économique social et environnemental (Cese), à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre. Blagues sexistes, agressions, viols, harcèlement et autres frotteurs dans les transports, les violences à l’encontre des femmes prennent de multiples formes et font chaque année en France de nombreuses victimes. 20 Minutes vous révèle les cinq chiffres forts du document.

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Largement occulté auparavant, le harcèlement de rue est mis en lumière dans cette étude, qui révèle que près de 20% des femmes interrogées, soit une sur cinq, ont subi au moins une forme de violence dans l’espace public au cours des douze derniers mois, allant de l’insulte à l’attouchement. Un phénomène viral, illustré par de nombreuses vidéos, tournées notamment à Paris, New York ou encore Bruxelles et qui touchent en majorité les jeunes de 20 à 24 ans.

200.000


Chaque année en France, plus de 200 000 femmes se déclarent victimes de violences conjugales. Le plus souvent, il s’agit de violences répétées, puisque 70% des victimes reconnaissent avoir été agressées à plusieurs reprises au cours des deux dernières années. Des chiffres bien en deçà de la vérité compte tenu de la proportion importante de victimes qui gardent le silence.

83.000


D’après les chiffres publiés par l’Observatoire national des violences faites aux femmes en 2013, environ 83.000 femmes de 18 à 59 ans ont déclaré avoir été victimes de viols ou tentatives de viols en 2012. En moyenne, 75.000 femmes sont violées chaque année, soit plus de 200 par jour. L’année dernière, 1.275 d’entre elles ont été violées par leur conjoint. Mais là encore, beaucoup de victimes ne parlent pas et les chiffres avancés sont inférieurs à la réalité.

10%


Omerta, honte, peur des représailles : à peine 10 % des femmes qui se déclarent victimes de violences au sein du couple ont déposé plainte. Dans leur grande majorité, les femmes n’osent pas se tourner vers la justice. En 2013, selon le rapport annuel de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), 24.985 femmes ont porté plainte pour coups et violences volontaires contre leur conjoint ou ex-conjoint. Si parfois elles arrivent à confier leur calvaire à un proche, une partie d’entre elles s’adresse à des services sociaux ou des associations d’aides aux victimes. Toutefois, plus d’une femme sur cinq victime de violences conjugales ne se confie à personne.

121


En 2013, 121 femmes sont décédées à la suite de violences conjugales. Soit une femme tuée tous les trois jours en France par son conjoint ou ex-conjoint. Dans le même temps, l’étude révèle que 25 hommes ont perdu la vie du fait de leur conjointe. Le document souligne toutefois que 17 d’entre eux étaient violents avec leur compagne. Chez les hommes, la non-acceptation de la séparation est la principale motivation de l’acte meurtrier. Autre chiffre édifiant révélé par le rapport, dans près de la moitié des meurtres au sein du couple (47,7 %), des faits de violences antérieures étaient connus des services de police ou des unités de gendarmerie.


Et chez les magistrats, quelle est la principale motivation de l’acte meurtrier ?


Juge d’instruction. Chef d’oeuvre en péril ? 13 janvier 2009 Raymond André est le coordonnateur du pôle de l’instruction finistérien depuis… Raymond André est le coordonnateur du pôle de l’instruction finistérien depuis sa création, en mars 2008. La possible disparition des juges d’instruction ne va pas sans remous. Au pôle de l’instruction brestois, Raymond André, juge coordonnateur, rappelle sa préférence pour la collégialité et explique le rôle pivot de ce magistrat « indépendant ». « 15 h 48, mercredi : heure officielle du décès » : c’est par une boutade que le doyen des juges d’instruction brestois, Raymond André, évoque la disparition programmée du magistrat instructeur. Il n’a pourtant pas le coeur à rire. Membre de l’Union syndicale des magistrats et sympathisant de l’Association française des magistrats instructeurs (Afmi), ce juge chevronné entend rappeler la place essentielle du juge d’instruction dans la fragile architecture du système judiciaire français. De l’indépendance En premier lieu, Raymond André s’attache à répéter l’indépendance de ce juge et qui pourrait être remplacé par un magistrat du parquet selon les voeux présidentiels. « À leurs différences, nous ne sommes pas hiérarchisés et nous sommes nommés par avis conforme du conseil supérieur de la magistrature et du président de la République, alors que pour le parquet, seul celui de la Présidence importe ». À ses yeux, ce distinguo suffirait presque à emporter la raison, car garant d’une indépendance respectant l’essentielle séparation des pouvoirs sur laquelle s’est édifiée la République. D’autant que la création du pôle d’instruction départemental, à Brest, ne date que de début mars 2008 et devait s’accompagner d’un changement du système qui aurait préféré la collégialité au proverbial isolement de ce magistrat, revenu sous le feu des critiques lors du fiasco d’Outreau. « La collégialité, c’est ce que la commission parlementaire réclamait et nous étions d’accord. Mais on ne nous a pas laissé le temps : on aurait quand même pu voir comment ça fonctionnait ». Et le magistrat d’ajouter que la solitude lors de l’instruction est aujourd’hui plus relative que naguère, notamment grâce à la mise en service d’un site intranet où les magistrats instructeurs s’échangent informations et conseils. Quels moyens ? Pourtant, le président André se propulse dans un avenir judiciaire débarrassé de l’instruction telle que menée aujourd’hui, celle qui tend à « rechercher la vérité sur les faits et les auteurs présumés d’un crime ou d’un délit complexe ». Plusieurs interrogations le hantent, à commencer par le temps consacré aux enquêtes. Si l’accent a été mis sur l’étouffement des affaires politico-financières en cas de réforme, ici, ce sont des cas concrets que cite Raymond André. « Lors de l’affaire des prostituées nigérianes, nous avons mené un an d’enquête. Tout a été contesté, ça a demandé un temps infini. Le parquet ne l’aura pas ». Comme il n’aura pas « le temps d’écouter des mineurs victimes de viols, selon lui.« Ce ne sont des choses que l’on ne peut voir qu’ici ». Et si réforme il doit y avoir, elle devra nécessairement débuter « par le statut du parquet garantissant son indépendance. Mais ça n’en prend pas le chemin. Le juge de l’instruction, ce sera qui ? Un juge tampon ? Quels moyens aura-t-il ? Qui financera les expertises ? » ne se lasse pas d’interroger le juge. En 2008, 95 dossiers ont été ouverts à l’instruction. Pour 63 d’entre eux, il s’agit de procédures pour crimes. 34 sont situés sur la zone brestoise, 22 sur la zone quimpéroise et sept sur la zone morlaisienne. Les 32 autres dossiers ont été ouverts pour des délits dits complexes, comme ceux de délinquance financière.
 
Pour l’affaire des prostituées nigérianes, deux coups de fil m’avaient suffi à vérifier une hypothèse qui me sautait aux yeux. Je ne comprends pas que la justice brestoise n’ait jamais pu remonter la filière.
 
Quant aux affaires de viols, par ici, que les victimes soient mineures ou non, elles ne sont généralement écoutées que de manière illégale pour satisfaire aux desideratas des violeurs, pédophiles ou proxénètes.
 

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