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mercredi 20 mars 2019

Procès de Laurent Dejean à Toulouse : il faut sauver le soldat Luraghi !

Enfin, sauver le soldat Dejean pour sauver le soldat Luraghi…

C’est quand même bien l’impression qu’on a, là… Ce serait risible si ce n’était grave – sont tous tellement prévisibles, ces ripoux…

Je rappelle qu’il y a la quasi totalité des magistrats du Finistère, également au moins un magistrat de la Cour d’Appel de Montpellier, et encore quelques autres. Ils se serrent les coudes face aux victimes.

Revenons à Laurent Dejean, que tout le monde aurait laissé croupir dans sa merde si personne ne doutait de son innocence.

On l’a déjà vu anéantir tout le travail de son avocat en quelques mots devant la Chambre de l’Instruction, et dès l’ouverture du procès, sans que personne ne le lui demande, reconnaître enfin que la Clio, c’est lui, c’est vrai… mais pas encore le reste, puisqu’il se dit toujours innocent…

Le risque qu’il casse lui-même sa belle défense en stéréophonie (ses avocats d’un côté, l’avocat général de l’autre) est bien réel, avec pour conséquence redoutée, s’il est effectivement coupable, qu’il finisse tôt ou tard par balancer Luraghi et toute sa clique, soit après sa condamnation, soit même, éventuellement, durant le procès.

Du coup, il n’a pas la parole.

Ce fut exactement la même chose pour toutes les procédures de Jean-Marc Donnadieu contre mon ancien hébergeur de blog OverBlog dans l’Hérault : il n’a jamais été présent, ni en première instance à Béziers, ni en appel à Montpellier. C’était la condition sine qua non pour que son avocat (un escroc) puisse tranquillement plaider son affaire pour le faire gagner le plus sûrement possible… et ses commanditaires avec lui… à l’aide d’arguments qui n’étaient pas du tout les siens et pour certains s’y opposaient même de manière radicale – mais il a toujours été totalement incapable d’y comprendre quoi que ce soit, et donc, il valait beaucoup mieux pour les intérêts âprement défendus avec ses minables escroqueries au jugement qu’aucun magistrat honnête ne puisse l’entendre et prendre conscience de ce qui se jouait réellement.

Sur ce, je voudrais que tous ceux qui me lisent sachent que je prends des risques en commentant ce procès comme je le fais.

J’en ai parfaitement conscience, mais bon, vu la somme de criminalité et de corruption d’un côté, les souffrances de l’autre, pour moi la pesée est vite faite et donc… je balance.

Si d’autres pouvaient en faire de même, ce serait sympa.



https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/proces-du-meurtrier-presume-patricia-bouchon-debut-proces-laurent-dejean-1641864.html

Procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon : un début de procès “sans” Laurent Dejean


Le procès devant la cour d'assises de Haute-Garonne de Laurent Dejean prend fin le 29 mars 2019. / © Jean-Pierre Duntze/France 3 Occitanie
Le procès devant la cour d’assises de Haute-Garonne de Laurent Dejean prend fin le 29 mars 2019. / © Jean-Pierre Duntze/France 3 Occitanie

Depuis le début du procès de Laurent Dejean, jugé pour le meurtre de Patricia Bouchon en 2011, les débats se déroulent sans que le prévenu ne soit sollicité. Et ce, conformément au calendrier d’audience établi par le président de la cour d’assises de Haute-Garonne.

Par Marie Martin Publié le 20/03/2019 à 15:59

5ème jour d’audience, ce mercredi 20 mars, du procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon et toujours pas un mot de Laurent Dejean.

A l’exception des trois phrases prononcées par lui, à la demande de la cour, le 14 mars 2019 [« J’ai passé quatre ans en prison pour rien. J’espérais un non-lieu. Mais la Clio, c’est vrai, c’est moi…], c’est silence radio dans le box des accusés.

Des dizaines de témoins (enquêteurs, collègues, amis…) sont déjà passés à la barre, pour parler des faits et de lui, mais jamais, jusqu’à maintenant, il n’a réagi verbalement à leurs propos.

Non pas qu’il n’en ait pas eu envie – il n’est certes pas démonstratif mais rien n’indique non plus son refus de parler -, il n’y a tout simplement pas été invité.

C’est le plan de déroulement de l’audience tel que l’a prévu le président de la cour. Et il s’y tient.

D’abord, les gendarmes. Les témoins. Les experts. Puis ce sera au tour de Laurent Dejean, la semaine prochaine.

Aussi, quand le témoin-clé est là, personne ne lui demande s’il reconnaît Laurent Dejean dans le box. Et l’inverse non plus.

L’ami d’enfance de l’accusé  l’accable (involontairement) par son témoignage ? Laurent Dejean ne lui répondra pas.

A une question de maître Stéphane Juillard, avocat du mari de Patricia Bouchon, ce mercredi : « Monsieur le Président, peut-être peut-on poser la question à Laurent Dejean ?« , c’est non. Très poliment mais fermement, le président explique que c’est mieux [pour l'accusé, croit-on comprendre] de consacrer une journée ou plus aux réponses de Laurent Dejean.

Cela donne des débats minutieux, qui vont dans les moindres détails, fouillés et apaisés. Mais un procès où le principal intéressé semble jusqu’à maintenant absent.



https://www.ladepeche.fr/2019/03/20/meurtre-de-la-joggeuse-de-bouloc-au-proces-les-amis-de-laccuse-se-succedent-a-la-barre,8080184.php

Meurtre de la joggeuse de Bouloc : « Je suis monté dans sa Clio »

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  • Le procès aux assises du meurtrier présumé de Patricia Bouchon s'est ouvert lundi à Toulouse.
Le procès aux assises du meurtrier présumé de Patricia Bouchon s’est ouvert lundi à Toulouse. DDM – MICHEL VIALA


Publié le 20/03/2019 à 16:33 , mis à jour à 19:11
l’essentiel

Les amis et connaissances de Laurent Dejean, l’accusé dans le meurtre de Patricia Bouchon, le 14 février 2011 à Bouloc se sont succédé ce mercredi à la barre de la cour d’assises de la Haute-Garonne.

Laurent Dejean, accusé du meurtre de Patricia Bouchon, cette mère de famille tuée le 14 février 2011 alors qu’elle faisait un jogging nocturne à Bouloc, au nord de Toulouse, est sorti de son hébétude, hier après-midi au cinquième jour de son procès devant la cour d’assises de la Haute-Garonne. Il a exprimé son émotion à l’écoute du témoignage de l’un de ses meilleurs amis d’enfance, venu pour le soutenir. L’accusé, jusqu’alors atone, a souri à l’évocation de souvenirs. Il a versé quelques larmes et adressé des baisers lointains à cet ami, certain de son innocence, lorsqu’il a quitté la barre.

La journée avait difficilement commencé pour l’accusé avec l’audition d’un autre de ses « meilleurs amis » d’enfance. « Je suis monté dans une Clio avec lui », affirme d’emblée celui par lequel l’enquête de la section de recherches s’est tournée vers Laurent Dejean. Le « renseignement anonyme », c’est lui, avait dévoilé lundi le dernier directeur d’enquête. « Qu’est-ce qui vous conduit à aller rencontrer les gendarmes, à faire des révélations ? » interroge le président Roussel. « J’ai vu le portrait-robot et j’ai cru voir Laurent Dejean et ils recherchaient une Clio. Mais je ne le dénonce pas. »

Pêche, cueillette de champignons, courses à Toulouse… les deux garçons passent beaucoup de temps ensemble.

Questionné sur la Clio, il précise : « Elle était blanche. Je suis monté dedans cinq six fois. C’était un peu avant ce qui s’est passé, peut-être six mois avant. Pour transporter des objets chez le ferrailleur, Laurent rabattait la plage arrière. » Car, plusieurs témoins en parlent, « Laurent Dejean découpait des voitures à la hache ou à la débardeuse ».

Quelques jours avant le meurtre de Patricia Bouchon, leur amitié cesse. « Il est venu chez moi à 5 heures du matin pour me taxer des cigarettes et il a pété les plombs. Il a toqué violemment à la porte et il y avait ma mère. Je ne l’avais jamais vu comme ça ».

« Pétages de plombs »


Les « pétages de plombs » de Laurent Dejean sont sur les lèvres de tous ceux qui se succèdent à la barre de la cour d’assises mais aussi ses « pleurs » et ses « excuses » récurrentes à l’issue. Ils évoquent aussi son « changement de comportement entre 2010 et 2011 ».

D’autres, notamment deux de ses ex-compagnes, viennent en aide à l’accusé. « C’était quelqu’un de très consciencieux avec moi, il avait certaines valeurs au niveau des femmes », explique l’une d’entre elles. « Il était surprotecteur avec moi. Il était superattachant », confirme une autre. Son meilleur ami l’affirme, « il n’aurait jamais eu de violences envers les femmes ».

L’enquête encore remise en cause


L’audience de ce mercredi a été marquée par plusieurs incidents au cours desquels trois témoins ont remis en cause l’enquête. Interrogé par la défense représentée par Mes Guy et Pierre Debuisson, l’auteur du « renseignements anonyme » l’affirme, contrairement à ce qui est écrit au dossier :  »Je suis formel, je n’ai jamais dit qu’il s’était débarassé de la Clio deux trois jours après les faits ». Invité à la barre, le directeur d’enquête se défend : « Il ne faut y voir aucune suspicion, les remontées par les gendarmes de Fronton nous arrivent en bloc, peut-être avec une distorsion sur la période ».

Un peu plus tard, un témoin est formel : « Les gendarmes m’avaient mis un peu la pression en me disant que tout le monde l’avait reconnu » sur le portrait-robot.

Le dernier surprend. Il s’agit du meilleur ami de Laurent Dejean. « On m’a demandé de le faire boire pour qu’il avoue qu’il avait une Clio ».

La défense et l’avocat général prennent acte.

Claire Lagadic



https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/proces-du-meurtrier-presume-patricia-bouchon-je-ne-comprends-pas-qu-il-soit-accuse-1641976.html

Procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon : “Je ne comprends pas qu’il soit accusé”


Le procès devant la cour d'assises de Haute-Garonne de Laurent Dejean prend fin le 29 mars 2019. / © Jean-Pierre Duntze/France 3 Occitanie
Le procès devant la cour d’assises de Haute-Garonne de Laurent Dejean prend fin le 29 mars 2019. / © Jean-Pierre Duntze/France 3 Occitanie

Quelques amis de Laurent Dejean ont témoigné, mercredi 20 mars 2019, 5ème jour du procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon. Des témoins à décharge, pas si nombreux dans cette affaire.

Par Marie Martin Publié le 20/03/2019 à 17:54

Marjorie a 36 ans et vit désormais dans les Hautes-Pyrénées.

Avant l’affaire Patricia Bouchon, elle fait la connaissance de Laurent Dejean, dans le cadre du chantier d’insertion où il travaille. « Tout de suite, j’ai sympathisé avec lui. Il a été très protecteur avec moi. Je venais de me faire larguer après une relation de 7 ans, j’étais seule avec mes deux enfants, je n’avais pas le permis à l’époque« , explique la jeune femme.

« Il m’aidait à faire les courses, à m’occuper des enfants. J’ai repris confiance en moi« .

Les deux jeunes gens « sortent » ensemble pendant une semaine. « Une relation amoureuse, quoi ?« , demande le président. « Oh non« , répond-elle, « ce n’était pas assez long« . « Laissez-moi mes illusions !« , s’amuse celui qui mène les débats.

Pour la première depuis le début du procès, on peut voir Laurent Dejean esquisser un sourire.

Le témoin suivant détend un peu plus l’atmosphère. Valérie T. a elle aussi rencontré Laurent Dejean au chantier d’insertion. Ils se plaisent et très vite, une relation se noue. Elle va durer un peu plus d’un mois.

« Le peu que j’ai connu, c’est quelqu’un de respectueux, il avait des valeurs concernant les femmes, je ne le vois pas du tout faire ça« . Comme d’autres, elle décrit quelqu’un de travailleur et serviable. Mais elle n’a pas envie d’une relation pérenne et lui a l’air pressé de s’installer et pourquoi pas de fonder une famille. Elle rompt par SMS.

Interrogé par le président, elle reconnaît qu’une des raisons de la rupture est la consommation excessive de cannabis de Laurent Dejean. 5 ou 6 joints par jour. « J’en avais marre de cette odeur d’herbes de Provence !« .

Fou rire général.

Yannick M. amène lui aussi des sourires sur le visage fermé de Laurent Dejean. Il est son ami d’enfance et dès son arrivée à la barre, il assène, face à la cour : « C’est incompréhensible. Je ne comprends pas qu’il soit accusé, que vous le gardiez en prison depuis quatre ans. Cela me met hors de moi, j’ai pas les mots« .

Cet ami loyal décrit Laurent Dejean comme un bosseur, casanier, respectueux vis-à-vis des femmes. « Impulsif, colérique mais jamais violent« .

Le temps des proches de Laurent Dejean est presque terminé dans ce procès. Jeudi 21 mars 2019, c’est au tour des médecins légistes de soutenir leurs expertises sur les derniers moments de Patricia Bouchon…

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