Pages

samedi 13 octobre 2018

Pédophilie dans l'Eglise : Richard Ferrand a refusé de créer une commission d'enquête parlementaire

« Ben voyons ! », a lancé M. Ferrand devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP). « Que ceux qui lancent ces idées s’en saisissent jusqu’au bout », a-t-il ajouté, estimant que cette commission fait partie des sujets qui « donnent lieu à un certain jésuitisme ».

Là, je suis quand même un peu d’accord.

L’Eglise n’est pas le seul lieu où il serait bon de « vider l’abcès » sur la question de la pédophilie, ni même le plus important.

C’est dans les tribunaux, la magistrature, qu’il y a urgence à intervenir.


https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/10/03/pedophilie-dans-l-eglise-ferrand-n-entend-pas-creer-lui-meme-une-commission-d-enquete_5364197_823448.html

Pédophilie dans l’Eglise : Ferrand n’entend pas créer lui-même une commission d’enquête


La chef de file des députés PS avait demandé à M. Ferrand de créer une commission par ses pouvoirs propres, plutôt que d’utiliser son « droit de tirage ».

LE MONDE | 03.10.2018 à 19h03 • Mis à jour le 03.10.2018 à 19h27

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LRM), au perchoir, le 2 octobre 2018.

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LRM), a fermé la porte mercredi 3 octobre à l’idée de créer lui-même une commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Eglise en France, comme réclamé la veille par les députés socialistes.


Un groupe de personnalités réunissant des religieux, d’anciens ministres, des avocats et des victimes a lancé ce week-end un appel pour une telle commission parlementaire afin de « faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise ».

Lire aussi :   Pédophilie dans l’Eglise : des parlementaires favorables à l’appel de « Témoignage chrétien » 

« Ben voyons ! »


Mardi, la chef de file des députés PS, Valérie Rabault, signataire de cet appel, a fait savoir qu’elle comptait demander à M. Ferrand de créer cette commission par ses pouvoirs propres, plutôt que d’utiliser son « droit de tirage » (une fois par session ordinaire pour chaque groupe). Il est « utile d’essayer de rassembler le plus largement possible » sur de tels sujets sensibles, selon son groupe.

« Ben voyons ! », a lancé M. Ferrand devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP). « Que ceux qui lancent ces idées s’en saisissent jusqu’au bout », a-t-il ajouté, estimant que cette commission fait partie des sujets qui « donnent lieu à un certain jésuitisme ».

La plupart des groupes politiques à l’Assemblée – hormis LR – ne sont pas hostiles au principe d’une telle commission, mais aucun jusqu’alors n’est prêt à utiliser son « droit de tirage ».

Lire aussi :   Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire


https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/01/pedophilie-dans-l-eglise-vers-une-commission-d-enquete-parlementaire_5362722_3224.html

Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire


A l’initiative de « Témoignage chrétien », plusieurs personnalités en appellent au Parlement.

LE MONDE | 01.10.2018 à 11h11 • Mis à jour le 01.10.2018 à 13h31 | Par Cécile Chambraud

Michel Aupetit ne rejette pas l’idée qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur la question des violences sexuelles sur mineurs commises dans l’Eglise.

« Il y a un abcès, il faut que le pus soit complètement vidé. » Dans un entretien au Parisien, dimanche 30 septembre, l’archevêque de Paris, Michel Aupetit, médecin de formation, ne rejette pas l’idée qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur la question des violences sexuelles sur mineurs commises dans l’Eglise catholique et sur leur dissimulation. Une telle demande avait été formulée la veille par l’hebdomadaire Témoignage chrétien (TC). « Pourquoi pas, bien sûr !, répond le prélat. Si la société juge que c’est important pour davantage de clarté, si la situation montre qu’on a besoin d’une intervention extérieure à l’Eglise pour aller au bout des choses, je ne vois pas d’entorse à la laïcité » dans cette proposition.

L’archevêque de Paris n’a pas une prééminence hiérarchique sur les autres évêques, mais une autorité particulière s’est toujours attachée à la parole du titulaire de l’archidiocèse de la capitale. Cette initiative pourrait être un pas décisif pour faire la lumière sur la façon dont la hiérarchie catholique a traité ces affaires dans les dernières décennies. Elle vient de la rédaction de TC qui, comme d’autres médias catholiques, se fait l’écho du désarroi de nombreux fidèles face aux révélations en cascade. L’Eglise, expose l’appel, « doit, et ce de façon urgente, rendre des comptes. Elle doit le faire devant la justice, mais aussi devant la représentation nationale, car ce ne sont pas seulement des responsabilités individuelles qui sont en cause, mais aussi, comme l’a clairement indiqué le pape François, tout un système ».

« Silence assourdissant »Cet appel à la constitution d’une commission d’enquête intervient alors que l’Eglise catholique française, comme celles d’autres pays occidentaux, est placée sous pression par un flux constant de révélations sur des abus commis dans les dernières décennies. En seulement deux mois, un rapport a été…

L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous
Michel Aupetit ne rejette pas l’idée qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur la question des violences sexuelles sur mineurs commises dans l’Eglise.

Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire

Il vous reste 73% de l’article à lire

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire